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De la centralisation à la décentralisation : révolutionner votre gestion de la santé et sécurité au travail

18 décembre 2025 par
De la centralisation à la décentralisation : révolutionner votre gestion de la santé et sécurité au travail
Fidelis Conseil

our saisir pleinement la démarche adoptée par l’entreprise de Jean Lapointe, il convient d’analyser l’évolution de ses indicateurs au fil des années et les transformations structurelles entreprises pour répondre aux défis rencontrés.

Les accidents révèlent vos failles

En 2021, le taux de fréquence des accidents a atteint 10 pour 100 000 heures travaillées. Ce chiffre a révélé les lacunes importantes dans la gestion des risques, comme les troubles musculosquelettiques (TMS). Malgré la présence d’un service dédié à la santé et à sécurité au travail, les résultats obtenus demeuraient en deçà des attentes des dirigeants.  Ils n’ont pas permis d’atteindre les objectifs fixés en matière de prévention des accidents de travail.

Réorganiser et décentraliser

Face à cette situation, une réorganisation profonde a été amorcée en 2023. Elle s’est traduite par le démantèlement du service centralisé. Cette décision a ouvert la voie à une refonte complète du système de gestion de la santé et sécurité au travail. Elle a privilégié la décentralisation des responsabilités. Désormais, la gestion de la santé et sécurité n’est plus concentrée entre les mains d’une seule équipe. Elle est repartie dans toute l’entreprise. Cela a permis d’impliquer de façon plus active les travailleurs et les représentants en santé et sécurité, dans le processus décisionnel et la gestion quotidienne des enjeux de la santé et sécurité au travail.

Structurer vos comités pour s’adapter à la réalité terrain

La nouvelle organisation a mené à la création de 8 sous-comités au sein de l’entreprise. Chaque comité paritaire est constitué de 5 représentants de l’employeur et de 5 représentants des employés. Il assure une représentation équilibrée des différentes parties prenantes. En complément, des comités sectoriels ont vu le jour dans chaque service, permettant une prise en charge plus fine et adaptée aux réalités spécifiques du terrain.

Gérer de façon proactive

Dorénavant, la gestion proactive de la santé et sécurité au travail s’exerce à travers les comités sectoriels. La participation du représentant en santé et sécurité est systématique. La fréquence des réunions varie selon le secteur d’activité : certains comités se réunissent chaque semaine afin de traiter les nombreux enjeux. D’autres privilégient des rencontres mensuelles. La taille des groupes concernés diffère également, allant de 30 à plus de 500 travailleurs dans certains services.

En conclusion,

Grâce à cette nouvelle organisation, l’entreprise de M. Lapointe a impacté sur sa performance dans le domaine de la santé et sécurité au travail. La gestion de la santé et sécurité au travail SST a été ramenée directement sur le terrain, là où les décisions doivent être prises et où les enjeux émergent. Cette implication des travailleurs et le ciblage précis des interventions ont permis d’adapter la démarche SST à la réalité des activités et ont abouti à une amélioration significative des résultats obtenus.

LE CHEMIN DE L’ENTREPRENEURIAT – MARTIN LATULIPPE